Sénèque

 

Sénèque est né à Cordoue, en Espagne, très probablement au début de notre ère. Il va connaître un destin des plus exceptionnels et vivre aux côtés de personnages de légende (il vit sous le règne des cinq premiers Césars), avant de devenir lui-même l'un des philosophes les plus lus de l'histoire de la philosophie.

 

Très jeune, son père, un célèbre rhéteur, l'amène à Rome afin de lui faire suivre une formation en rhétorique et en philosophie. Après avoir goûté un temps au pythagorisme, il adhère à la doctrine stoïcienne. Successivement avocat, questeur puis sénateur, il acquiert la réputation d'être à la fois brillant orateur et grand écrivain. Ses qualités ne vont pas lui attirer que des faveurs : Caligula, jaloux de sa réussite, entreprend en 39 de le faire condamner à mort, condamnation à laquelle il échappe de justesse.

 

Sous le règne de l'empereur Claude, Sénèque devient un fonctionnaire de la cour impériale. À nouveau, il est la cible d'attaques qui l'obligent à s'exiler en Corse en 41:une tragédie de palais l’a désigné comme l'amant de Julia Livilla, soeur d'Agrippine. Là-bas, sa curiosité intellectuelle se développe, il se remet à l'étude est écrit une consolation à Helvia, sa mère, dans laquelle il relativise la douleur de l'exil.

Puis on le rappelle à Rome par le nommé précepteur de Néron, comme auparavant Aristote avait été celui d'Alexandre. Sénèque commence alors son œuvre philosophique. Néron devenu empereur fait de Sénèque son conseiller politique personnel ; durant huit ans, l'Empire romain est dirigé par Sénèque et l'un de ses amis préfet, Burrus. On s'accorde à dire que cette gestion de l'Empire a été des plus avisées. Mais, peu à peu, la personnalité de Néron change, son attitude devient de plus en plus imprévisible et inquiétante.

 

À la mort de Burrus en 62, du fait des manigances de certains intrigants de cour qui dénoncent son attitude prétendument hypocrite, Sénèque, tombé en disgrâce, demande à Néron la permission de se retirer des activités impériales-que celui-ci ne lui accorde pas, car il représente une garantie pour l'opinion sénatoriale est un bien trop précieux aux yeux de Néron. Officiellement en place, Sénèque s'investit toutefois de moins en moins dans la vie politique et se consacre à la rédaction de nombreux ouvrages.

 

3 ans durant, Sénèque connaît le calme de la retraite ; mais le 12 avril 65, lorsque est découverte de la conjuration de Pison contre Néron, l'un des conjurés rapporte un vague propos du philosophe, favorable à Pison. Sénèque nie avoir rien dit de tel à l'officier de Néron venu lui demander des comptes, mais l'Empereur n'en croit rien : il lui ordonne de mourir. Les circonstances du suicide de Sénèque nous sont connues par un contexte de Tacite, dans les Annales (XV,62-64) qui décrit la fermeté d'âme et le courage du philosophe qui s'était préparé à la mort. Durant les quelques mois précédant son suicide, Sénèque à rédiger sa correspondance avec Lucilius, son vieil ami.

 

Source : L'Art d'apaiser la colère traduction du latin - M. Charpentier et F. Lemaistre – Editions Mille et une nuits – sept 2008 – pages 91 à 93

 

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